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Flash Actualité Platinium Gestion sur les récents mouvements boursiers



Que se passe-t-il ?

On assiste depuis le début du mois d’octobre à une baisse généralisée des indices actions : CAC 40 (-7.8%), Euro Stoxx 50 (-5.2%), Nasdaq (-7.8%), S&P (-4.4%), Shangaï Composite (-8.6%).

Ce mouvement se produit alors qu’au même moment les obligations ont aussi entamé un léger mouvement de baisse.

Comme souvent dans ces phases de doute, on assiste à des journées de fortes baisses. Hier le CAC a perdu -2.1%, le Nasdaq a perdu -4.1%, le S&P a perdu -3.3% et le Shangaï Composite a perdu ce matin -5.2%.

Est-ce un mouvement significatif ?

Il s’agit d’une correction relativement importante. Elle est de l’ordre de celle qui est intervenue en février (et qui comme la plupart des corrections de ce type a été rapidement oubliée : rappelons qu’ente le 26 janvier et le 8 février, le Nasdaq a perdu 10%).

Comment expliquer cette baisse :

Les facteurs déclencheurs sont multiples : (i) un potentiel ralentissement économique à la suite du protectionnisme (guerre commerciale) engagé par Donald Trump (ii) des craintes sur le fonctionnement futur de l’Europe liées à la situation politique italienne, (iii) des niveaux de valorisation de certains secteurs de l’économie élevés, (iv) un mouvement lent et profond de hausse des taux qui a pour effet de rendre les actions moins attractives.

On assiste à un brutal réajustement : ce sont les valeurs qui ont beaucoup monté depuis le début de l’année qui corrigent. Les investisseurs préférant prendre leurs gains. Il faut néanmoins relativiser : malgré sa baisse récente de 13% Dassault Systèmes est encore en hausse de 26% depuis le début de l’année. Dans le cas d’Hermès, le cours affiche une baisse de 12% depuis le début du mois mais reste en hausse de 12% depuis le début de l’année.

Pouvait-on anticiper ?

Si les facteurs explicatifs sont connus (la guerre commerciale et les déclarations tonitruantes de Donald Trump ne sont pas nouvelles), le déclencheur exact est toujours différent et jamais prévisible, parce qu’en général ce déclencheur est un élément psychologique.

Dans le cas actuel les éléments déclencheurs sont une hausse des taux longs américains passés en quelques jours de 2.80% à 3.20% et quelques inquiétudes sur la capacité des entreprises à publier des résultats en ligne avec les attentes alors que la saison de publication des résultats commence.

Quels sont les facteurs qui permettent d’être optimistes ?

Traditionnellement les retournements boursiers interviennent lorsque l’économie ralentit, ce qui n’est pas le cas à ce stade aux Etats Unis, malgré certains doutes sur la Chine et, dans une moindre mesure, en Europe. Les valeurs refuges (le franc suisse, l’once d’or ou encore les obligations allemandes) ne flambent absolument pas. L’élément qui pour nous reste le plus important : les entreprises sont solides et continuent à anticiper des croissances significatives de leurs résultat sur les deux ou trois années à venir.

Quand cela va-t-il repartir ?

C’est bien évidemment la question la plus difficile. Il faut que l’incertitude politique se réduise. Dans le cas du budget italien ce devrait être la semaine prochaine. Les élections américaines sont dans quelques semaines et d’ici là Donald Trump devrait continuer à maintenir la pression sur ses partenaires ou sur la FED. Dans les conditions actuelles nous restons confiants sur la fin de l’année, même si certaines valeurs restent très chères au regard des valorisations traditionnelles. Elles ont eu des très beaux parcours boursiers ces dernières années et pourraient encore faire l’objet de prises de bénéfices.

Quels sont les facteurs de risque ?

L’incertitude politique bien entendu et aussi le discours des entreprises sur les mois à venir. On le voit avec LVMH qui a publié hier de bons chiffres mais qui a baissé de 7% en laissant entendre que les ventes futures en Chine pourraient peut-être décevoir.

En synthèse, nous pensons que la correction actuelle retrace l’essentiel des risques mentionnés. Si celle-ci peut se poursuivre à court terme pour des facteurs techniques ou politiques, elle devrait être récupérée avant la fin d’année.

Vos interlocuteurs traditionnels sont à votre disposition si vous souhaitez plus d’informations :

Xavier Biharé (xbihare@platinium-gestion.fr – 03 22 22 35 37)

Julien Dapsens (jdapsens@platinium-gestion.fr – 01 82 83 81 44)

Alain de Villechabrolle (adevillechabrolle@platinium-gestion.fr – 01 82 83 81 41)

Jacques Burlot (jburlot@platinium-gestion.fr – 01 82 83 81 47)